J’aimerais
J’aimerais voir le bout du monde,
Voir se coucher les ombres,
Entendre le cri d’un aigle dans la couleur pourpre d’un orage…
J’aimerais voir une cathédrale sur la Mer
Et entendre les grandes orgues sur un air de carnaval…
J’aimerais, s’il reste encore un peu de nectar de paix,
Le boire et sentir l’ivresse monter en moi, sans maquillages et sans décors
Et entendre les mélodiques d’un orchestre symphonique
Qui viendraient des étoiles…
J’aimerais partager la joie
Qu’un beau jour Dieu sera tous les hommes…
L’aube des siècles
L’aube, comme un léger voile, petit matin malin
Dérobe un village sage comme les nuages,
Comme une toile inachevée
Je me laisse aller le long d’une esquisse…
Sous le pavillon des îles,
Joie tranquille, chemin suivant,
Je me risque à goutter
A la chaleur subtile de ton baiser…
Aimer plus fort que l’amour
C’est se donner jusqu’à la fin des temps…
C’est ainsi quand passent les cigognes
Le temps d’un sourire, le tant de dire
Que tout à présent ne sera plus que l’ombre d’un souvenir…
C’est ainsi que passent les rires aux rides
Le temps d’éloigner l’enfance perdue pour se mentir en adulte
Et disparaitre avec l’aube des siècles...
Une Ville en Avril
La ville s’est endormie et j’ai le cœur en avril.
La rivière semble tranquille, on dirait presque le Nil,
La où s’écarte la rue, une place fleurie et quelques marronniers
Sur un fond de marché, on se bouscule,
on se sourit devant l’étal du marchand de fruits…
La ville s’est ouverte, elle a le cœur si fragile…
En haut du vieux clocher se balancent quelques corbeaux un peu déplumés…
Au bout du chemin, il y a les citadins de la décharge
et des poules, au milieu des détritus…
Parfois sur la ville ondule un fond doux et fragile…
Sous le reflet d’un clair de lune
S’est déposée un ton de ciel couleur nuit…
La ville s’est couverte, elle a la couleur du printemps.
Quand s’en vient le soir, quand s’en vient l’amour
S’en vont les tourments.
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