Lundi 12 mai 2008

J’aimerais

 


J’aimerais voir le bout du monde,

Voir se coucher les ombres,

Entendre le cri d’un aigle dans la couleur pourpre d’un orage…

 

J’aimerais voir une cathédrale sur la Mer

Et entendre les grandes orgues sur un air de carnaval…

 

J’aimerais, s’il reste encore un peu de nectar de paix,

Le boire et sentir l’ivresse monter en moi, sans maquillages et sans décors

Et entendre les mélodiques d’un orchestre symphonique

Qui viendraient des étoiles…

 

J’aimerais partager la joie

Qu’un beau jour Dieu sera tous les hommes…

 

 

 

L’aube des siècles

 

 

 

L’aube, comme un léger voile, petit matin malin

Dérobe un village sage comme les nuages,

Comme une toile inachevée

Je me laisse aller le long d’une esquisse…

 

Sous le pavillon des îles,

Joie tranquille, chemin suivant,

Je me risque à goutter

A la chaleur subtile de ton baiser…

 

Aimer plus fort que l’amour

C’est se donner jusqu’à la fin des temps…

 

C’est ainsi quand passent les cigognes

Le temps d’un sourire, le tant de dire

Que tout à présent ne sera plus que l’ombre d’un souvenir…

 

C’est ainsi que passent  les rires aux rides

Le temps d’éloigner l’enfance perdue pour se mentir en adulte 

Et disparaitre avec l’aube des siècles...

 

 

                                                                       

Une Ville en Avril

 

 


La ville s’est endormie et j’ai le cœur en avril.

La rivière semble tranquille, on dirait presque le Nil,

La où s’écarte la rue, une place fleurie et quelques marronniers

Sur un fond de marché, on se bouscule,

on se sourit devant l’étal du marchand de fruits…

 

La ville s’est ouverte, elle a le cœur si fragile…

En haut du vieux clocher se balancent quelques corbeaux un peu déplumés…

Au bout du chemin, il y a les citadins de la décharge
et des poules, au milieu des détritus…

 

Parfois sur la ville ondule un fond doux et fragile…

Sous le  reflet d’un clair de lune

S’est déposée un ton de ciel couleur nuit…

 

La ville s’est couverte, elle a la couleur du printemps.

Quand s’en vient le soir, quand s’en vient l’amour

S’en vont les tourments.

par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé publié dans : Poèmes
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  • : Ce Blog « Archives » dédié au mystérieux inconnu, est destiné à l’écrit de nombreux articles qui traitent : du symbolisme, du paranormal, de l’ufologie et des phénomènes liés au temps.
  • : 19/03/2008
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