Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les Archives du Savoir Perdu.

Bugarach la clé de l'énigme

21 Juillet 2008 , Rédigé par Guy Tarade

Dans notre ouvrage « ARCANE 10 » publié en 2000 aux Editions OXUS, nous révélions le secret d'un étrange vitrail qui orne la minuscule église du village de Bugarach. Ce dernier représente une Nef dont le mat se termine par l'image de la Roue de Fortune. Particularité de cette reproduction, elle ne comporte que deux personnages, alors que la dixième lame du Tarot en représente trois !

« André Douzet » a évoqué l'année dernière sur son site Périllos notre découverte, hélas sans nous citer. Considérant que dans ce domaine tout ce que l'on peut mettre en lumière appartient à la communauté des chercheurs, nous revenons aujourd'hui sur l'étrange navire afin de lever un nouveau voile sur les clés cachées qu'il conserve jalousement.

La première question que nous nous posons : que fait ce symbole vieux comme le monde - de la barque à la voile gonflée par le vent - image de la vie, dans ce petit sanctuaire situé au pied du tourmenté et mystérieux Mont Bugarach. A notre connaissance, peu d'églises ou de chapelles abritent un tel emblème.

NOTA : D'après certains scientifiques pragmatiques, il existe une analogie entre ce petit navire et des graffitis retrouvés sur un mur situé dans le vieux château deBugarach. Ces dessins primitifs constitueraient une très antique carte du ciel représentant la voute étoilée se situant au sud du Sahara, localisée entre le Mali et le Niger, pour être plus précis dans les régions du Tanezrouft, de Tamanrasset, le Ténéré, et le Tassili du Hoggar

Nous savons que vers 218 de notre ère, existait un port fluvial près d'Alet les Bainsoù venaient accoster des bateaux remontant l'Aude depuis Narbonne (une étude topographique de la contrée met en évidence une anse pour amarrer des embarcations et située à l'emplacement du presbytère - des quais existaient en amont et en aval, dotés d'entrepôts et d'un temple).

Décoder les symboles

Tous ceux qui ont étudié l'histoire de l'art savent qu'il existe un langage des images : les scènes ou les personnages des vitraux dissimulent dans leurs compositions des symboles et des clés. Nous ne savons plus aujourd'hui les déchiffrer. La forme des évocations, leurs couleurs, l'attitude des êtres représentés sont liés à un sens littéral qui représente l'événement et un sens allégorique parfois difficilement pénétrable! Beaucoup de lieux sont « signés » telle une bande dessinée, plutôt que de les regarder, il est nécessaire de savoir les lire.

En ce sens, la nef de l'église de Bugarach portant au sommet de son mat une Roue de Fortune imparfaite, doit attirer notre attention : la loi d'Hermès enseigne que ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas. C'est peut-être l'ancienne représentation de la constellation du Navire Argo = Argo Navis.

Ptolémée décrit cette énorme constellation, qu'il assimile au navire utilisé par Jason et les Argonautes, les questeurs de la Toison d'Or!

Ptolémée l'avait répertoriée dans son Almageste.Bien plus tard, l'astronome Nicolas-Louis de Lacaille la divisa en trois constellations. Cet homme de science aujourd'hui bien oublié, inspira les moines franciscains de l'église deCimiez, qui utilisèrent les symboles astronomiques de Lacaille pour illustrerl'Apocalypse de Feu qui, à la fin de notre cycle devrait détruire notre planète. Cette fresque se trouve au premier étage du musée Franciscain, dans une grande alcôve située au fond du couloir à droite.

Certains prétendent que le nom d'Alet est né du grecAlétheia, nous voilà donc relié à la légende desArgonautes et à celle de la Toison d'Or. La mythologie est parfois un dédale au cœur duquel nos esprits cartésiens s'égarent et se perdent. Cependant nous savons que le lieu où se termina l'épopée des Argonautes se situe en Géorgie. Les populations montagnardes du nord de ce pays - les Svanes - utilisent depuis des temps immémoriaux une technique particulière d'orpaillage, usant de peaux de moutons que l'on fait tremper dans le lit des rivières, dans le but de récolter l'or qui s'y trouve en abondance. Au cœur du mont Bugarach, repose peut-être l'or du Razès. Afin de le retrouver, il serait sans doute bon de décrypter les lettres et les glyphes qui se dissimulent dans les treize rayons qui jaillissent du soleil qui se lève derrière la nef du vitrail…

Toute photo par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé

Et document relatif aux graffitis de Bugarach :

Archives Départementales de l’Aude

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article