Vendredi 9 janvier 2009



Napata nous cache encore de nombreuses énigmes



En 1820, lorsque les premiers  voyageurs visitèrent ce site, ils apprirent que ce pic isolé abritait une ancienne statue miraculeuse. Le pic ressemblait à une grande figure royale debout et portant la couronne de la Haute Egypte. À la jumelle, ils découvrirent  un curieux rocher qui semblait avoir été sculpté par l'homme. Mais c'est sans doute en partant d'une forme naturelle, que d'habiles ouvriers  donnèrent à la pierre cette forme suggestive, que les siècles avaient érodée, sans toutefois la détruire totalement et effacer la surcharge symbolique.



Leur perspicacité leur permit de découvrir  tout au faîte de l'élévation, faisant face au fleuve, une inscription  qui ne pouvait pas être lue depuis leur point d'observation.  Ce panneau, à l'origine était recouvert de feuilles d'or. On s'interroge sur la façon dont  ceux qui les posèrent purent accéder sur ce point vertigineux.

La lumière du matin leur révéla également la présence d'une cavité, sans doute l'ancienne niche d'une statue oubliée.



La prospection des temples, implantés en arc de cercle qui entouraient le pic, permit de découvrir dans un sanctuaire dédié à la déesse Mout, la parèdre du dieu Amon,la représentation d'un cobra royal dressé. Cet uraeus surmonté d'un disque, illustration de la sagesse, ressemblait au rocher sculpté découvert par les voyageurs. Des représentations semblables ont été retrouvées en Egypte, sur lesquelles Amon est représenté avec un énorme serpent s'incurvant sur sa tête.



Tout laisse à penser que les prêtres du  Djebel Barka avaient identifié la montagne comme la résidence de l'Uraeus. Donc comme un lieu étroitement lié à l'institution et au fondement de la royauté, c'est à dire au dieu Amon. La stèle de Thoutmosis III, retrouvée en ces lieux, fournit des précisions sur la naissance de l'établissement religieux. Elle décrit comme un miracle la façon dont le dieu Amon se révéla lui-même  comme  
" l'occupant  de la montagne ".





Le déroulement de cette scène mérite de retenir toute notre attention !
Une chronique de l'époque de Thoutmosis III, sinon une légende, rapporte que la scène se déroula de nuit, lorsqu'une étoile tomba du ciel  ! Des ennemis assaillaient alors le cité sainte. Les Veilleurs décrivent comment se déroula le miracle. Hélas, les textes qui sont parvenus jusqu'à nous s'arrêtent au moment  crucial, il semble bien qu'un envahisseur   non identifié ait surgi soudainement et ait été  fulguré: l'Uraeus d'Amon ayant craché son venin destructeur sur les impies qui attaquaient sa demeure.

Le roi est représenté  au coeur de la bataille comme impétueux, à l'image d'une étoile tombant entre deux arcs en ciel quand elle traverse le ciel.

Là arrêtons-nous un instant et tentons de comprendre la situation à travers les textes. Quand le pharaon entre au plus fort de la mêlée, c'est son diadème qui abat pour lui ceux qui l'attaquent. Sa déesse flamboyante, c'est à dire l'uraeus, le serpent protecteur qui  triomphe par la foudre et le feu.



Certains historiens estiment que c'est du pic ophidien de la montagne que jaillit la force destructrice, prenant subitement vise sous la forme d'un serpent ardent, annihilant l'armée ennemie.

Un tel épisode miraculeux, ne pouvait que convaincre le peuple de la toute puissance d'Amon et de sa présence effective dans sa demeure du Djebel Barkal.

La " Montagne Pure ", appelée également  " les Trône des deux Pays ", était occupée par un clergé savant et c'est sans doute à lui que l'on peut attribuer le prodige de la fulguration destructrice. Ces mages, comme l'a si bien fait remarquer Eliphas Lévi dans son " Histoire de la Magie " ( Trédaniel Éditeur--Éditions de la Mesnie--Paris 1976),  possédaient, en outre, des secrets qui les rendaient maîtres des puissances occultes de la nature."

Ils manipulaient une sorte de pyrotechnie transcendantale qui se rattachait à la science profonde du feu. Il est certain que des mages connaissaient l'électricité, et avaient des moyens de produire et de diriger la foudre comme ils l'entendaient.  Nous n'avons pas encore redécouvert leur mode opératoire.



Lucius Pison nous dit que Numa, qui étudia le rites anciens et fut initié à leurs mystère, possédait l'art de former et de diriger la foudre. Ce secret sacerdotal dont l'initiateur romain voulait faire l'apanage de Rome, fut perdu par Tullus Hostilius qui dirigea mal la décharge électrique et fut foudroyé.

Pline rapporte ces faits comme une ancienne tradition étrusque, et raconte que Numa se servit avec succès de sa batterie foudroyante contre un monstre nommé Volta  qui désolait les campagnes de Rome...

De très nombreux symboles assyriens se rapportent à cette science du feu qui était le grand arcane des mages; Comme le fait remarquer Éliphas Lévi, partout nous retrouvons l'enchanteur qui perce le lion et qui manie les serpents. Le lion est le feu céleste, les serpents sont les courants électriques et magnétique de la terre. C'est à ce grand secret des mages qu'il faut rapporter toutes le merveilles de la magie hermétique, dont les traditions disent encore que le secret du grand oeuvre consiste dans le gouvernement du feu.





Comme nous le savons, la Bible rapporte dans de multiples chapitres l'action de prophètes sachant provoquer des tremblements de terre et des pluies de pierres. D'autre part, l'histoire de l'Arche d'Alliance, le véritable palladium de la nation juive, est riche en démonstration de fulgurations par l'électricité. Le coffre sacré étant lui-même, comme ses plans le prouvent un superbe condensateur électrostatique.

La puissance du dieu Amon s'imposa à travers ses prêtres grâce aux miracles que ces derniers accomplissaient. Il nous faut peut-être revoir et bien analyser qui était cette divinité représentée sous la forme du bélier vénéré à Karnak et en Nubie.



AMON-RÊ



C'est en visitant le merveilleux temple impérial de Karnak , que l'on comprend la toute puissance d'Amon. Tous ceux, qui ont eu la chance d'assister au spectacle " Son et Lumière " qui se déroule dans ses murs, en ont tous gardé un souvenir impérissable.

Après des dizaines et dizaines de siècles, la présence de cette divinité est encore palpable dans l'égrégore qui baigne son sanctuaire.

Amon, c'est le principe de l'invisibilité. Il est le souffle qui anime la création et se manifeste par le vent. Les hiéroglyphes le représentent à la fois comme le bélier à la toison d'or, et sous la forme de l'oie symbole de l'énergie vitale de l'univers.

Les lettres qui composent son nom dérivent d'IMN ( Imen : cacher ).

Roi des dieux sa présence se manifestait par des parfums. Thèbes, sur la rive droite du Nil lui rendit hommage et le vénéra de la XIIe à la XXe dynasties. Ses monuments pharaoniques, dignes des rois qui les avaient conçus, sont à une si grande échelle que même à l'âge de la technique, ils nous impressionnent encore.

Ses fidèle assuraient qu'Amon était la forme unique  qui avait tout créé ce qui existe sur terre. Les hommes sont sortis de ses yeux, les dieux sont venus à l'existence par sa bouche: par son Verbe.


          



Amon, le seigneur des seigneurs s'est façonné lui-même !

Pensée et parole créatrices lui sont dues. C'est lui qui creusa les deux cavernes de la partie du monde souterrain d'où émerge le Nil. Son oeil droit est le jour et son oeil gauche la nuit. Ce sont donc les deux grands luminaires. Dieu d'amour sa couleur était le bleu.

Protecteur de Thèbes la ville aux cent portes, il est l'Inconnaissable, mais dissimule son visage derrière les pharaons  qui règnent sur les deux terres.

Amon avait pour attribut le disque.



Ce n'est sans doute pas comme le veut la tradition l'emblême du soleil, mais la planète d'origine d'où vint sur notre planète la civilisation, le Potolo des Dogons dont nous auront à fouiller l'histoire et la cosmogonie. Il porte des cornes, sans doute assimilables à celles qui ornaient le front de Moïse. Ces " antennes cosmiques " sont en rapport avec la constellation des Hyades située à côté d'Orion  et de Sirius. De cette portion du ciel serait également originaire le dieu Seth, dont Amon porte d'ailleurs le sceptre en main: un  bâton doté de deux longues oreilles d'âne.



Amon-Rê n'est pas tout à fait une image du soleil, mais l'image d'un autre astre qui se manifesta dans la nuit des temps sous la forme d'un globe irradiant mais non aveuglant.

Il existe une histoire secrète de l'humanité, Amon en dissimule une partie. Des textes, considérés comme l'enfer des découvertes récentes, remettent en cause notre trop rassurante Genèse, qui cependant évoque la venue sur notre planète des fils de Dieu qui prirent pour épouses les filles des hommes. Comme nous le savons, ce croisement se termina fort mal !




 

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Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé






Images :

www.hp.uab.edu/image_archive/um/umj.html

www.visite-egypte.com/dieux-egypte/dieu_mout.php

egypteancienne.centerblog.net/

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www.jmrw.com/.../Louxor/Amon_Her_Khepchef.htm

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Mysterieux inconnu
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