Samedi 6 juin 2009





On attribue à Elisabeth Kubler-Ross et à Raymond Moody la vulgarisation en Occident de l'expérience appelée N.D.E. ou Expérience de Mort Imminente. C'est à Raymond Moody que revient le mérite de l'avoir modélisé et baptisé, en 1975 dans son livre «  La Vie après la Vie ». Il ne faut cependant pas oublier que c'est un écrivain français Georges Barbarin, qui dès 1950, dans «  Le Livre de la Mort Douce, réalisa une approche fort bien documentée de cette expérience de conscience spécifique.



Dans un ouvrage publié aux Editions ADYAR à Paris, ce grand spiritualiste avait réuni plusieurs dizaines de témoignages de personnes ayant vécu une Near Death Experience. Georges Barbarin fait figure de pionnier en ce troublant domaine.

Cet écrivain est mort le 2 août 1965, lors des terribles incendies qui ravagèrent l'Est varois, il vivait avec son épouse à Bormes les Mimosas. Tous deux furent retrouvés carbonisés, morts la main dans la main, en essayant de fuir les flammes.



Né le 17 novembre 1882 à Issoudun (Indre), Georges Barbarin a été fonctionnaire dans diverses préfectures puis conservateur au Château de Chinon et avait dirigé des fouilles archéologiques. Directeur de « La Revue des Lettres » en 1925, il a publié son premier roman « De la rose à l'artichaut », en 1926, sous le parrainage de Colette. A partir de 1928, il collabora à de nombreux journaux et revues dans lesquels il tenait une rubrique littéraire et à des émissions radiophoniques.



Après avoir publié divers romans et pièces de théâtre, il amorça en 1935 une évolution spirituelle qui devait donner son empreinte particulière à son œuvre et aboutir à la publication, en collaboration avec Grâce Grassette, de « La Clé » (100 000 exemplaires), « Le secret de la Grande Pyramide » et  « Le Secret du Sphinx ». « Le Livre de la Mort Douce » fut traduit en six langues. Son dernier ouvrage « Les réincarnations de Dora « publié en 1956, traduit les mêmes goûts pour les techniques culturelles et spirituelles audacieuses.



Les enquêtes conduites par ce chercheur auprès de différents sujets qui avaient vécu des expériences de mort imminente lui ont révélé qu'un certains nombre d'éléments se retrouvaient  chez tous.

1/  Sensation de paix et de bien être

2/ Perception d'une espace sombre à travers lequel le sujet se déplace très rapidement.

3/ Expérience transcendante ; accès à un environnement extraordinaire.

4/ Expérience de dé-corporation : le sujet perçoit comme une entité séparée de son corps physique, invisible, immatérielle, mais capable de percevoir tous les signes de l'inconscience (coma, mort clinique, etc.)

5/ Mémoire panoramique : revue des événements de sa vie, mêmes oubliés.

Georges Barbarin nous a laissé un héritage qui a ouvert les portes de la connaissance à tous ceux qui se penchent sur les états proches de la mort.



Et si la mort n'existait pas ?



Nombreux sont ceux qui pensent que la mort n'est pas la disparition totale de l'être, mais son passage dans un autre univers, dont nous ne pouvons pas imaginer l'état et la forme. L'au-delà a toujours exercé pour nombre d'auteurs et d'écrivains une fascination. Certains estiment, peut être avec raison, qu'il existe une autre dimension  dans laquelle se poursuit une vie différente.



L'Eglise avec l'invention de l'Enfer a rendu la mort horrible ! Certaines de nos cathédrales reflètent ce monde des damnés dans des sculptures de pierre, où figurent des diables horribles et des pécheurs torturés par des créatures immondes.



Le spiritisme qui connu un énorme succès au début du siècle dernier tenta à travers différents médiums d'entrer en contact avec les défunts. Certaines expériences sont demeurées troublantes, d'autres au contraire ont mis en évidence des trucages plus que douteux. Cependant de multiples cas répertoriés avec sérieux révèlent des faits extraordinaires. Le grand Camille Flammarion réussit à réunir un nombre impressionnant de cas, dans lesquels, des personnes tuées dans des accidents ou décédant subitement apparaissaient à des êtres qui leur étaient chers.



Ce qui est inédit, depuis une quinzaine d'années, est ce courant de pensée qui a même gagné certains scientifiques et qui veut que la réincarnation existe. Cette hypothèse émanant de l'Orient affirme que dans chaque incarnation, notre destin est régit par notre ancien karma. Nous payerons à travers le temps et l'espace nos fautes passées. Hélas peu de gens se souviennent de leurs vies antérieures !



Sans nous lancer dans des spéculations hasardeuses, nous pensons que notre existence est intimement liée au temps et à ses paradoxes. L'imperfection de nos sens, nous dissimule de nombreuses réalités. Nous ne voyons pas dans l'infrarouge et encore moins dans l'ultraviolet. De nombreuses légendes rapportées dans nos folklores locaux évoquent des cas de hantises, ou d'êtres invisibles qui parfois se matérialisent dans certains lieux privilégiés.



Nota: voir à ce propos l'excellent film : Enquête sur le monde invisible, documentaire de Jean-Michel Roux (2004). DVD, édition Cinémalta, 15€ environ.



Face à ce que nous nommons la mort, toutes nos suppositions sont sans doute erronées.

Le Mystérieux Inconnu, que nous tentons de traquer sur ce blog, nous réserve parfois bien des surprises. Nos correspondants et amis nous relatent des faits extraordinaires, qui méritent de retenir notre attention. En voici un qui nous fut adressé par  Monsieur  C. S., nous vous le livrons avec toute la réserve qui nous est coutumière:       



Une troublante histoire



 En juin 1925, Jean Romier, un étudiant en médecine de 24 ans, rencontre dans les jardins du Luxembourg M. Berruyer, un sympathique vieillard qui, à la suite d'une conversation sur Mozart, lui propose de venir assister à l'un des concerts qu'il donne chaque vendredi dans son appartement, rue de Vaugirard, en compagnie de sa famille qui partage sa passion pour la musique classique.



Le vendredi suivant, le jeune Romier se présente chez les Berruyer, rue de Vaugirard, et passe une agréable soirée à écouter du Mozart, à discuter avec un jeune séminariste, ainsi qu'avec les deux petits-fils de M. Berruyer, un étudiant en droit et un aspirant de l'Ecole Navale.



A minuit, il prend congé, mais à peine sortie dans la rue, il s'aperçoit qu'il a oublié son briquet. Jean Romier remonte et sonne. Personne ne répond. Très intrigué, il sonne longuement et finit par réveiller le voisin, qui appelle le concierge en criant au voleur.

Un commissaire de police du poste le plus proche arrête l'étudiant.
Une enquête est menée. Le voisin et le concierge affirment que l'appartement est vide depuis des années, à la suite de la mort de M. Berruyer. Jean Romier, issu d'une honorable famille, parvient à convaincre le commissaire de sa bonne foi.



Le lendemain matin, on fait venir l'arrière-petit fils de M. Berruyer, propriétaire de l'appartement. En ouvrant la porte, on découvre un appartement à l'abandon, rempli de toile d'araignées. Jean Romier étonne tous les témoins par sa parfaite connaissance de la disposition des pièces, ainsi que ses précisions sur les membres de la famille Berruyer.

Ainsi, le jeune étudiant en droit vu la veille était le grand-père avocat de l'actuel propriétaire, l'élève de l'Ecole Navale son grand-oncle devenu amiral, et le séminariste son grand-oncle devenu missionnaire en Afrique. Quand aux concerts, le jeune Berruyer affirme qu'ils ont bien eu lieu autrefois dans cet appartement. Enfin, sur une table, on découvre le briquet recouvert de poussière de Jean Romier qu'il avait laissé la veille au soir !        



Le professeur Dutheil explique que ce jeune homme fut victime d'une hallucination étonnante. Toute une famille de fantôme lui est apparue. L'enquête de police à prouvé qu'il ne pouvait s'agir en aucun cas d'une supercherie montée par le jeune Romier. Les détails stupéfiants de précision qu'il fournit à M. Berruyer sur les membres de sa famille et la découverte du briquet constituent d'ailleurs des indices troublants.

L'aventure est si étonnante qu'on la raconte à Albert Einstein lui-même, qui la prend très au sérieux et déclare que "ce jeune homme a trébuché dans le temps... comme d'autre ratent une marche d'escalier". 



Illustration par Christophe Villa-Mélé


         

 « Tous nos articles sont à la disposition de nos Amis. Cependant,
si vous désirez les publier, nous vous demandons

de bien vouloir en préciser la provenance ; d'avance merci. »

Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Mysterieux inconnu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

  • : Les archives du savoir perdu, le blog de Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé
  • : Ce Blog « Archives » dédié au mystérieux inconnu, est destiné à l’écrit de nombreux articles qui traitent : du symbolisme, du paranormal, de l’ufologie et des phénomènes liés au temps.
  • : 19/03/2008
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Travaux d'infographie

Rechercher un article précis

Recommander ce blog à un ami

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés