Partager l'article ! DERRIERE LES PHENOMENES O.V.N.I. : DES ENNEMIS INVISIBLES ?: A Au XXI e siècle, la vision d’un monde métaphysique et extra hum ...
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Au XXI e siècle, la vision d’un monde métaphysique et extra humain fascine aussi bien un grand nombre de scientifiques et de savants que de simples citoyens. Des décennies de matérialisme acharné
et la naissance du politiquement correct ne sont pas venus à bout de cette aspiration humaine légitime et naturelle.
Au début du XX e siècle, le célèbre physicien anglais, sir William Crokkes déclara devant deux cents membres de la Société royale britannique dont il venait de prendre la présidence :
« Je ne crois pas qu’il y ait dans mon palmarès scientifique des recherches aussi importantes que les recherches psychiques que j’ai effectuées depuis trente ans et dont j’ai publié les résultats, à savoir qu’il existe au-delà du monde sensible , des puissances extra-humaines. »
Loin d’être un « pécheur de lune », William Crookes effectua d’importantes découvertes sur la conductivité électrique des gaz, et fut l’inventeur du radiomètre et du spinthariscope, un
détecteur de particules. Dès1870, Crookes s’intéressa au spiritisme et se livra à des études sur les phénomènes parapsychiques.
De nos jours, et sans publicité, de nombreux scientifiques poursuivent dans de discrets laboratoires des investigations sur des entités extra-humaines et leurs relations avec les humains.
Actuellement, les rapports d’enlèvements continuent de s’accumuler dans la discrétion. Aux Etats-Unis, conscient de l’intérêt du public, le milieu cinématographique a très vite compris tout le bénéfice qu’il pouvait tirer de ces phénomènes. Des films basés sur des expériences vécues ont attirés des millions de téléspectateurs dans les salles. Le phénomène des enlèvements est un véritable fonds de commerce pour toutes sortes d’industries. Curieusement les différents longs métrages consacrés aux abductions n’ont pas engendré un phénomène de mimétisme et les cas d’enlèvements supposés ou réels n’ont pas varié ! Cependant de nombreux érudits ne sont pas restés insensibles à cette forme de publicité et des gens sérieux n’ont pas hésité à mettre leur réputation en jeu dans cette partie de poker menteur.
Thomas Eddie Bullard, un folkloriste américain, a découvert que 80 à 90 % des enlèvements se déroulent de nuit et concernent un individu isolé. Au départ, il était surtout question d’enlèvement survenant alors que le ravi était au volant de sa voiture dans un coin perdu. Des études poussées ont prouvé, que les ravis sont enlevés le plus souvent, dans leur chambre à coucher. Les rapts durent de 20 minutes à 5 jours, la moyenne étant de deux heures environ.
Les ufologues, dont David M. Jacobs et dan Wright, ont très rapidement constaté que les récits des abductés étaient très ressemblants. Mais c’est Thomas Eddie Bullard qui, le premier, a traité des témoignages bruts pour faire ressortir la convergence des récits, la structure de l’enlèvement et les paramètres qui en découlent. Bullard a rendu publics ces récits, dits « fondateurs » sont apparus soudainement structurés, avec tous les détails : ils ne sont pas moins riches que les récits d’aujourd’hui. Selon ce dernier, les enlèvements ont maintenu au fil des ans une structure constante : on ne les a pas vu épouser la trajectoire que suit un récit quand il se développe ou une mythologie en train d’évoluer, thèse défendue par les socio psychologues.
Des recherches récentes, utilisant la batterie de tests MMPI (Minnesota Multiphasic Personality Inventory) permettent de détecter une quelconque psychopatalogie parmi une population d’observateurs d’OVNI.
Les ravis ne souffrent d’aucune psychopatalogie mais souvent de syndromes post-traumatiques suite à l’enlèvement. Les tentatives visant à la découverte d’un type de personnalité propre aux ravis ne sont pas concluantes.
Ils appartiennent à toutes des louches sociales de la population. Le trauma provoqué par l’enlèvement affecte aussi bien les hommes que les femmes, les jeunes que les moins jeunes, quoique les personnes âgées ne semblent pas concernées.
Le trauma qui provoque les symptômes de l’enlèvement est inconnu en psychiatrie et en psychologie. Ce trauma produit des séquelles totalement différentes de celles causées par des troubles du type hallucinations, illusion, fantasme, etc.
Comme nous l’avons vu plus haut, les abductés racontent des histoires ayant un fond commun, même si la forme diffère. Il y a là convergence des récits qui constitue une anomalie pour les experts en psychiatrie, et psychothérapie et même en béhaviorisme.
L’hypothèse socio psychologique propose que ce soit des impulsions psychologiques profondément ancrées en l’homme et des influences culturelles qui sont à l’origine des récits d’enlèvements.
Bertrand Méheust, Michel Meuger, John Rimmer et Alain Meurger, Dumerchat défendent cette idée.
Dumerchat rappelle que l’on trouve le thème de l’enlèvement d’humains par des êtres fantastiques dans les récits classés comme religieux, mythiques, légendaires ou relevant du monde des contes. Ce thème est ancien et universel, mais se modalités et ses significations peuvent être différentes selon les époques et les cultures. Dumerchat explique que dès les années 1880, on trouve l’enlèvement aérien dans la littérature de science-fiction qui indique des similitudes avec des enlèvements qui seront plus tard attribués aux OVNI.
Bertrand Méheust, professeur de philosophie, prônant une approche psycho-ethno folkloriste des enlèvements s’est fait l’apôtre de cette thèse. Dans un laborieux travail dans lequel on éprouve de la difficulté à s’y retrouver, il rapproche les expériences d’enlèvements avec le chamanisme, les rituels d’initiation et les états modifiés de conscience.
Méheust écrit que durant l’entre-deux-guerres, les pulps, ces magazines grand public racontaient déjà des récits où des Terriens, ravis à bord des astronefs venus d’autres planètes étaient régulièrement soumis à des examens médicaux.
Thèse séduisante certes, mais lorsque des abductés présentent des traces d’opérations, pour ne pas dire de sévices sexuels, l’imagination ne trouve pas sa place dans ces constatations !
Bullard, persuadés que le phénomène de enlèvements répond à sa logique propre et n’est pas un construit humain, a démontré qu’il n’y a pas photo entre les récits du folklore et ceux des ravis.
Les récits du folklore traditionnel présentent toujours de nombreuses variations. La Science-fiction met aussi en scène des machines martiennes qui viennent sur Terre, ou des gens enlevés dans l’espace et qui ne reviennent jamais : or, les abductés ne racontent jamais de tels récits.
Aux classiques enlèvements ont succédé des faits troublants, pour ne pas dire inquiétants. Il s’agit de classiques prélèvements de
spermes et d’ovules, aux inséminations artificielles, de vols d’embryons, auxquelles succèdes des présentations d’enfants hybrides nés dans des vaisseaux couveuses. Les « Gris »seraient
à la base de ces épouvantables manipulations génétiques.
Certains ufologues estiment que nous sommes confrontés au déroulement progressif d’un plan manifestant l’audace accrue de nos visiteurs, tandis que pour les intellectuels formés aux sciences humaines, nous aurions sous les yeux la lente maturation d’une mythologie ajoutent-ils, avec la condescendance qui les caractérise.
Cette attitude irrite de nombreux chercheurs. Figure, parmi eux, Jean Sider qui s’est fait un malin plaisir de démolir ce modèle dans un article qui demeure une référence du genre. Il est vrai que Jean est un homme de terrain et d’enquêtes qui ne reste pas frileusement calfeutré dans son bureau et n’hésite pas à aller au charbon !
Evoquant la transposition extra littéraire des thèmes pulps, Sider écrit que l’on pourrait également affirmer que la prolifération du terrorisme actuel est due aux livre de Fantômas d’avant la dernière guerre. On peut ainsi « expliquer » tous les travers de notre société à partir de n’importe quel écrit, sans avoir à se creuser la cervelle. C’est malheureusement une démarche qui n’a strictement rien à faire avec la rigueur scientifique.
Jean Sider rappelle les lacunes de cette interprétation : les socio psychologues « oublient » de donner des explications sur la façon dont procède l’influence sur le milieu socioculturel pour créer d’apparentes machines volantes qui laissent des traces au sol, impressionnent des pellicules, et produisent des échos sur les scopes des radars. Ces anomalies relèvent de la physique et outrepassent même la nôtre, puisque quelque chose censé ne pas exister provoque des effets secondaires aussi bien sur des humains, que la faune et la flore.
Les phénomènes ovnis sont universels, et les pulps américains ne sont limités qu’aux U.S.A.
Jean Sider raconte « pour l’exemple, qu’il y a environ vingt-cinq ans, le maire d’un petit village français, sorti en pyjama durant la nuit, pour soulager un besoin pressant dans un W.C. extérieur, « disparut » alors que le thermomètre marquait moins 15° C. les gendarmes venus sur place ne purent que voir la trace de ses pas sur la neige qui allaient jusqu’au cabinet de toilette, mais n’en revenaient pas ni allaient ailleurs. Environ vingt heures plus tard, le « fugueur » réapparut là où il s’était évanoui, en excellente forme, sans se souvenir de son « missing time ».
Comme le fait remarquer Jean Sider :
« Franchement, j’ai vraiment du mal à imaginer que le psychisme d’un homme qui ne devait probablement rien connaître de la Science-fiction américaine, puisse l’escamoter à son environnement naturel par moins 15°C sans qu’il soit en mesure de se rappeler le moindre détail de sa mésaventure, et sans aucun dommage pour sa santé après vingt heures passées dans un froid polaire ! »
L’HYPOTHESE PUREMENT EXTRATERRESTRE
David Jacobs, Budd Hopskins, John Mack sont les principaux défenseurs de l’hypothèse selon laquelle l’interprétation des récits se situe au premier degré d’analyse : les ravis racontent ce
qu’ils ont réellement vécu. Seuls comptent les rapports entre ces entités « inconnues » et le ravi.
Certains faits militent en leur faveur :
1/ Des blessures et des saignements survenues après l’enlèvement.
2/ Des maladies survenues après l’événement traumatique.
3/ Des modifications profondes de la personnalité survenues après l’enlèvement.
4/ Les Missing Time.
5/ Des enlèvements à répétition.
6/ Des corroborations indépendantes d’observations d’Ovnis liées à certains enlèvements.
Les tenants de cette thèse s’accordent sur l’origine extraterrestre de ces rapts, mais leurs opinions divergent quand à l’interprétation à donner à la finalité des enlèvements.
Les témoignages, recueillis sous hypnose, avec lesquels nous devons être d’une prudence extrême, nous induiraient à croire, que les extraterrestres impliqués dans ces manipulations chercheraient à contrôler et à modifier notre propre espèce.
Ils prélèveraient du matériel génétique en enlevant des milliers d’humains, prélevant de l’ADN pour créer des êtres hybrides à une échelle industrielle.
Oui mais dans quel but final ? Et pourquoi doter les sujets abductés d’implants ?
L’hypothèse purement extraterrestre comporte de très nombreuses incohérences et des « absurdités apparentes ». Bien sûr, s’il s’agit véritablement d’actions dues à des extraterrestres, il serait osé de notre part de vouloir appliquer à nos connaissances actuelles et à notre logique le raisonnement et les moyens hyper sophistiqués mis en œuvre par une civilisation venue d’ailleurs et détentrice d’un savoir qui a peut-être des centaines de milliers d’années sur le nôtre.
Il y a des absurdités évidentes qui apparaissent dans tous les récits que nous connaissons, mais nos analyses des faits sont-elles les bonnes ?
Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©
Illustration graphique par Christophe Villa-Mélé