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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 07:25

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A propos d'un tombeau Mérovingien ?


Dans une étude publiée à Marseille, en 1931 : Le Tombeau Mérovingien de Saint-Amadour et les origines de la Chapelle Primitive et du Pèlerinage de Roc Amadour (Typographie et Lithographie V. Dupeyrac-81, Boulevard Notre-Dame)  Ludovic de Valon évoque l’antique autel de pierre sous lequel le saint reposerait. Ce chercheur écrit :


« …Il est actuellement enfoui sous l’autel de la chapelle miraculeuse, sa seule et véritable place ; mais il est regrettable que l’on n’ait pas pris au préalable, ses dimensions, sa photographie, ni relevé son caractère archéologique. Toutefois, on peut encore apercevoir le dessus de la table d’autel, mais non ses faces principales et latérales. Cette table de 2 mètres de longueur 0,85 m de largeur est plane et sans ornement  et ne possède pas en son milieu la croix de consécration, ce qui témoigne que les quatre coins  n’en avaient pas non plus. »

L’auteur précise : « En Orient, on faisait, dès le Ve siècle, les onctions sur les 5 croix  d’autel afin de le rendre digne de recevoir le corps et le sang du Christ, mais en Gaule, pas avant le VIe siècle. »


Pour le non croyant, le fait qui le dérangera le plus se situera dans le parfait état de conservation dans lequel le saint fut découvert. Pour nous cette parfaite conservation du corps d’Amadour, qu’il fut un saint ou un simple profane, ne nous choque pas. Nous avons en effet que ce cas ne constitue pas une exception.

Dans le département du Var, repose le corps de sainte Roseline de Villeneuve, vénérée avec ferveur depuis des siècles.


Roseline est née  en 1263 et elle a quitté notre monde le 17 janvier 1329 à la Colle-Roubaud, près « les Arcs », non loin de Toulon.


Lors de sa mort, pendant plusieurs jours, les fidèles défilèrent devant sa dépouille. Des dizaines de cas de guérisons miraculeuses furent constatées. On remarqua alors que le cadavre conservait sa souplesse, défiant les lois de la corruption. Les yeux de la morte gardaient leur éclat et leur limpidité.

Plusieurs mois après son inhumation, les sœurs de la Colle-Roubaud se rendirent compte que le corps de la religieuse exhalait un suave parfum de roses, qui se répandait à l’endroit de la sépulture.


La nouvelle de ce nouveau miracle bouleversa les fidèles. Le 11 juin 1334, le corps fut exhumé. Malgré l’humidité de la terre saturée d’eau, aucune trace de décomposition ne souillait la chaire intacte. La sainte apparaissait dans un parfait état de conservation.

Malgré un séjour de cinq années en terre, ses yeux conservaient encore leur éclat bleu et le regard très vif, semblait percer les assistants stupéfaits et émerveillés.

Les yeux furent alors retirés de leurs orbites et déposés dans un reliquaire d’argent. Le corps miraculé fut porté avec ferveur jusqu’à la chapelle, et placé derrière une balustrade, à l’abri des profanateurs.


Dix ans après, en 1344, le corps fut transféré dans une châsse aux parois de verre. De 1400 à 1450, pendant une période fort troublée, les restes de Roseline  furent dissimulés dans un caveau. Par la suite, ils furent placés dans un cercueil de bois doré qui fut lui aussi mis dans une châsse.


En 1644, le corps et les yeux semblaient toujours vivants.

A l’occasion d’un nouveau transfert, le 20 octobre 1657, le bras droit parfaitement conservé était encore flexible, il put être déplacé sans difficulté.


En 1661, Louis XIV et sa mère Anne d’Autriche vinrent à la Celle-Roubaud admirer l’état du corps et la beauté des yeux demeurés parfaitement brillants.

Le jeune souverain commanda à son médecin particulier, Antoine Vallot,  d’examiner ces reliques. Vallot eut la stupide idée d’enfoncer une aiguille en deux points de l’œil gauche. La prunelle se flétrit aussitôt. Depuis cet œil est moins brillant que l’autre.

Miraculeusement, le corps échappa aux méfaits de la Révolution, bien que sa destruction ait été décidée  par le comité de Salut Public. Le 12 juin 1835, il fut déposé dans une cuve de marbre, recouvert d’une glace. Monseigneur Michel, évêque des Arcs  constata une nouvelle fois la flexibilité des membres.


Cinquante deux ans plus tard, on se rendit compte que des insectes avaient attaqué  le corps de la sainte, et que ce dernier avait souffert de l’humidité. Des embaumeurs et des chimistes venus de Rome tentèrent  de réparer les dégâts.

Le 6 juillet 1894, sainte Roseline définitivement embaumée fut placée dans une nouvelle châsse - hermétiquement close - que l’on peut toujours voir aujourd’hui.

Pendant cinq siècles et demi, la corruption l’épargna. Fait très particulier à retenir ; quand le corps commença à s’altérer, les yeux qui, nous devons le rappeler, avaient été mis à part, perdirent leur éclat !


Nous n’évoquerons pas ici  le cas, célèbre, et étudié en détail par le Dr Larcher en son ouvrage « Le sang vaincra-t-il la mort ? »  De sainte Thérèse d’Avila, dont le corps imputrescible exhale une pénétrante odeur de violette, d’iris et de lys ; mais nous aborderons maintenant un fait que nous pourrions assimiler à la préservation du corps de saint Amadour, nous voulons parler du cas de Youssel Makhlouf, en religion le Père Charbel, moine maronite né en  1828, à Bika Kafra dans le nord du Liban.  Il mourut le 24 décembre 1898, dans le nord du Liban, dans un ermitage dépendant du monastère de Saint-Maron, à Annaya, il avait soixante-dix-huit ans.


Son corps fut déposé dans une tombe touchant l’église. Cette dernière avait une sorte de marche élevée de vingt-cinq centimètres. C’est là que le moine dormit de son dernier sommeil.

La tombe étant située plus bas que le niveau du sol, l’eau y pénétrait lors des pluies violentes qui s’abattaient sur la région. Elle fut fermée par une grosse pierre que l’on recouvrit de terre.

Or la nuit suivante, puis quarante-cinq nuits durant, des phénomènes lumineux, visibles à des centaines de mètres à la ronde se manifestèrent au-dessus de cette sépulture.


Ces manifestations insolites poussèrent les moines à ouvrir la tombe du moine, le 15 avril 1899. Cette dernière était alors un véritable bourbier. Le corps du Père Charbel flottait sur cette boue. Débarrassé de la moisissure qui le recouvrait, on découvrit avec stupeur que ce dernier  était intact. Les membres toujours flexibles prouvaient que les muscles avaient gardé leur souplesse. La peau gardait sa fraicheur, pas un poil de sa barbe, pas un seul cheveu de sa tête n’était tombé ; la trace de la chaîne de fer, dont l’ermite  s’entourait les hanches, était encore bien visible.


Lorsque l’on essuya la moisissure qui avait recouvert ses mains, posées sur sa poitrine, et son visage, un sang bien rouge coula, mêlé d’eau.

Préservé de la corruption, les vêtements du mort furent changés, et la dépouille déposée dans un cercueil vitré, placé dans un oratoire ; le suintement persista.

En 1900, afin de dessécher le corps, on l’exposa sur la terrasse de l’église pendant six mois. En vain ! Vingt-sept ans durant, le liquide composé de sang et d’eau continua de suinter hors du cadavre.


Les plus hautes autorités médicales admettent aujourd’hui que la définition de la mort légale, reposant sur un arrêt absolu du cœur et de la respiration, était à revoir.

Une question se pose alors. Tout organisme puisant sa survie dans le milieu ambiant, ne demeure-t-il pas une activité psychique et instinctive. Ne se trouve-t-on pas alors devant un dédoublement  qualifié de miraculeux, capable d’agir sur son environnement. Si cette hypothèse est exacte : Saint Amadour aurait agit sur l’âme de centaines de milliers de pèlerins, imprégnant les lieux mêmes du célèbre sanctuaire de sa puissante foi.   

Nota :

Mon excellent ami Roger Corréard, le Veilleur de la cité disparue de Théopolis, m’a rapporté un fait curieux : dans « Le Trésor de la Chèvre d’Or », Paul Arène (1843-1893), Félibre Mistralien, évoque la petite chapelle située au pied du Rocher du Dromon dans les Alpes de Haute Provence, qu’il nommait Saint Man, diminutif de Saint Amour. La famille de Paul Arène apparentée au curé de Saint-Gèniez, détenait un document unique sur la Chapelle Saint Amant.


Ce petit monument donne accès à une crypte dans laquelle Paul Arène serait descendu. Une tradition locale rapporte que le coauteur des « Lettres de mon Moulin » aurait fait une étonnante découverte en ce lieu qui lui inspira son roman « Crâne Nègre » dans lequel certains entrevoient un secret voilé. Plus tard l’auteur rédigea « Le Vin de Messe ». Ce vin provenait de Dromon d’en Bas où se situait une importante confrérie de Pénitents Blancs, derniers gardiens des confidentielles archives du passé.

Dans les premières lignes de son Vin de Messe, Arène parle de la Belle aux Bois Dormant, titre d’un conte dont on connaît toutes les clés hermétiques.

 

 

 

 

Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©

 Illustration graphique par Christophe Villa-Mélé

 

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Mysterieux inconnu
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  • : 19/03/2008
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